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Questions :
1. Relevez une hyperbole dans les paroles d’Alceste et expliquez comment ce procédé sert à exprimer son refus radical du mensonge social.
2. Identifiez une accumulation dans le passage où Alceste décrit le comportement de Philinte et montrez en quoi cette figure dénonce l’artificialité des relations fondées sur le mensonge.
3. Repérez une métaphore employée par Alceste pour parler de l’amitié ou de la parole et expliquez comment elle transforme un conflit social en conflit moral.
4. Montrez comment la répétition du pronom « vous » dans le discours d’Alceste transforme sa critique du mensonge en véritable réquisitoire contre Philinte.
5. Relevez une question rhétorique dans la scène et analysez comment elle dramatise le conflit entre vérité et mensonge.
6. Analysez l’effet comique produit par le contraste entre le registre tragique employé par Alceste et la banalité de la situation qu’il dénonce.
7. Relevez une gradation ou une série d’adjectifs péjoratifs employés par Alceste et expliquez comment ce procédé renforce la condamnation morale du mensonge.
8. Montrez comment l’énumération des gestes d’amitié (« caresses », « tendresses », « serments »…) participe à la critique de l’hypocrisie sociale.
9. Analysez la métaphore économique utilisée par Philinte (« payer de la même monnaie ») et montrez comment elle exprime une conception sociale et pragmatique de la vérité.
10. Relevez un parallélisme ou une construction symétrique dans les répliques de Philinte et expliquez en quoi ce procédé valorise l’idée de réciprocité dans la parole mondaine.
11. Montrez comment l’ironie de Philinte constitue un procédé d’écriture qui relativise l’exigence de vérité absolue d’Alceste.
12. Analysez le registre polémique du discours d’Alceste (lexique, ton, tournures) et montrez en quoi il transforme le désaccord en conflit moral.
13. Relevez un terme péjoratif employé par Alceste pour qualifier le mensonge social et expliquez comment le choix lexical renforce l’opposition vérité / mensonge.
14. Montrez comment le comique de caractère naît de l’excès même de la posture morale d’Alceste, à travers les procédés d’écriture employés.
15. Analysez en quoi l’opposition des registres (moral et passionnel chez Alceste / social et pragmatique chez Philinte) participe à la mise en comédie du conflit entre vérité et mensonge.
Vérifie tes réponses ci-dessous :
1. Relevez une hyperbole dans les paroles d’Alceste et expliquez comment ce procédé sert à exprimer son refus radical du mensonge social.
Réponse attendue :
On peut relever par exemple : « Je m’irais, de regret, pendre tout à l’instant. » Cette hyperbole dramatise excessivement l’hypocrisie sociale. Elle montre qu’Alceste conçoit le mensonge comme une faute morale absolue, ce qui produit un effet comique par disproportion.
2. Identifiez une accumulation dans le passage où Alceste décrit le comportement de Philinte et montrez en quoi cette figure dénonce l’artificialité des relations fondées sur le mensonge.
Réponse attendue :
L’accumulation « caresses, tendresses, protestations, offres, serments » crée un effet de saturation. Elle montre le caractère mécanique et excessif des marques d’amitié, perçues par Alceste comme hypocrites et mensongères.
3. Repérez une métaphore employée par Alceste pour parler de l’amitié ou de la parole et expliquez comment elle transforme un conflit social en conflit moral.
Réponse attendue :
La métaphore « Rayez cela de vos papiers » assimile l’amitié à une inscription administrative. Elle transforme un désaccord social en rupture morale officielle, ce qui souligne l’intransigeance d’Alceste et le caractère excessif de sa réaction. => démesure, hubris.
4. Montrez comment la répétition du pronom « vous » dans le discours d’Alceste transforme sa critique du mensonge en véritable réquisitoire contre Philinte.
Réponse attendue :
La répétition de « vous » (« je vous vois », « vous chargez », « quand je vous demande ») désigne directement Philinte comme responsable. Le discours prend la forme d’une accusation personnelle, proche d’un réquisitoire, ce qui intensifie le conflit.
5. Relevez une question rhétorique dans la scène et analysez comment elle dramatise le conflit entre vérité et mensonge.
Réponse attendue :
La question « Moi, votre ami ? » n’attend pas de réponse. Elle sert à exprimer l’indignation d’Alceste et dramatise la rupture entre sincérité et civilité mondaine en transformant un désaccord en scène de rupture théâtrale.
6. Analysez l’effet comique produit par le contraste entre le registre tragique employé par Alceste et la banalité de la situation qu’il dénonce.
Réponse attendue :
Alceste emploie un registre tragique (pendaison, honte, infamie) pour dénoncer un comportement mondain banal (politesse excessive). Le décalage entre la gravité des mots et la trivialité de la situation crée un comique de contraste.
7. Relevez une gradation ou une série d’adjectifs péjoratifs employés par Alceste et expliquez comment ce procédé renforce la condamnation de l’hypocrisie sociale.
Réponse attendue :
La gradation « indigne, lâche, infâme » renforce la condamnation morale. L’intensification progressive des termes montre qu’Alceste perçoit le mensonge comme une faute grave, ce qui souligne l’excès de son jugement.
8. Montrez comment l’énumération des gestes d’amitié (« caresses », « tendresses », « serments »…) participe à la critique de l’hypocrisie sociale.
Réponse attendue :
L’énumération insiste sur la multiplication mécanique des gestes de politesse. Elle fait apparaître ces marques d’amitié comme artificielles et dénuées de sincérité, donc comme des formes de mensonge social.
9. Analysez la métaphore économique utilisée par Philinte (« payer de la même monnaie ») et montrez comment elle exprime une conception sociale et pragmatique de la vérité.
Réponse attendue :
La métaphore économique présente la parole comme un échange réglé. Pour Philinte, répondre par des politesses est une norme sociale, non un mensonge moral. La vérité est donc adaptée aux usages mondains.
10. Relevez un parallélisme ou une construction symétrique dans les répliques de Philinte et expliquez en quoi ce procédé valorise l’idée de réciprocité dans la parole mondaine.
Réponse attendue :
Le parallélisme « rendre offre pour offre, et serments pour serments » souligne la symétrie de l’échange verbal. Il montre que la parole mondaine fonctionne selon des règles de réciprocité, indépendantes de la sincérité intérieure.
11. Montrez comment l’ironie de Philinte constitue un procédé d’écriture qui relativise l’exigence de vérité absolue d’Alceste.
Réponse attendue :
Philinte ironise en reprenant le terme « pendable » : « je ne vois pas que le cas soit pendable ». Cette ironie met à distance l’excès moral d’Alceste et en souligne le caractère disproportionné.
12. Analysez le registre polémique du discours d’Alceste (lexique, ton, tournures) et montrez en quoi il transforme le désaccord en conflit moral.
Réponse attendue :
Le lexique péjoratif, les exclamations et les impératifs donnent au discours d’Alceste un ton polémique. Le désaccord social devient un affrontement moral, où Philinte est jugé comme coupable.
13. Relevez un terme péjoratif employé par Alceste pour qualifier le mensonge social et expliquez comment le choix lexical renforce l’opposition vérité/mensonge.
Réponse attendue :
Des termes comme « lâche » ou « infâme » donnent au mensonge une valeur morale négative extrême. Le conflit vérité/mensonge devient ainsi un conflit entre vertu et vice.
14. Montrez comment le comique de caractère naît de l’excès même de la posture morale d’Alceste, à travers les procédés d’écriture employés.
Réponse attendue :
Les hyperboles, les exclamations et les jugements absolus rendent Alceste excessif. Ce décalage entre la rigueur de ses principes et la réalité sociale produit un comique de caractère.
15. Analysez en quoi l’opposition des registres (moral et passionnel chez Alceste / social et pragmatique chez Philinte) participe à la mise en comédie du conflit entre vérité et mensonge.
Réponse attendue :
Le registre passionnel et moral d’Alceste s’oppose au registre mesuré et pragmatique de Philinte. Ce contraste structure le dialogue et transforme un débat moral en comédie, en donnant à voir deux excès opposés.