CGE signifie "culture générale et expression".

En première année, il n’y a pas de thème national imposé. Les thèmes, les œuvres et les documents sont libres. Le thème national ne devient prescriptif qu’en deuxième année.

1. Construire une culture générale commune

C’est l’un des deux grands objectifs institutionnels de la CGE. Il s’agit de donner à des étudiants issus de formations très différentes un ensemble de références et de connaissances communes.

Contenus : littérature, arts, cinéma, photographie, presse, essais, documents audiovisuels, documents iconographiques, questions contemporaines, manifestations et lieux culturels.

Objectifs :

créer une culture commune ;
élargir les références culturelles ;
apprendre à mobiliser ces références dans une réflexion ;
ouvrir les étudiants aux grandes questions contemporaines.

Le programme mentionne notamment les questions de société, de politique, d’éthique et d’esthétique.

2. Comprendre et interpréter des textes

Il ne s’agit donc pas d’abandonner l’analyse de textes parce que l’on est en BTS. Elle reste explicitement au programme.

Compétences :

identifier le sens global d’un texte ;
comprendre les informations explicites ;
interpréter l’implicite ;
repérer une thèse et un raisonnement ;
analyser la manière dont un auteur construit son propos ;
justifier une interprétation ;
confronter plusieurs interprétations.

Le référentiel recommande des échanges interprétatifs, des écrits analytiques, des écrits d’appropriation et des temps réguliers de lecture autonome.

3. Apprendre à confronter des documents

Cette compétence prépare directement à l’épreuve finale du BTS.

Les étudiants doivent apprendre à :

mettre en relation deux ou plusieurs textes ;
dégager leurs points communs et leurs différences ;
confronter des points de vue ;
rapprocher texte, image, œuvre artistique, données ou document médiatique ;
constituer eux-mêmes des corpus ;
mobiliser une référence étudiée pour éclairer un document nouveau.

Le référentiel désigne cette compétence comme « Tisser des liens entre des textes ».

4. Développer l’argumentation écrite

C’est une compétence prioritaire du programme.

Vous allez progressivement apprendre à :

formuler une position personnelle ;
construire une argumentation ;
sélectionner des arguments pertinents ;
les hiérarchiser ;
illustrer un argument par un exemple ou une référence ;
nuancer une affirmation ;
envisager des objections ;
organiser une réflexion cohérente ;
rédiger une conclusion pertinente.

Le programme insiste sur une écriture personnelle, structurée, cohérente et nuancée.

5. Préparer progressivement à l’essai

C’est particulièrement important depuis la réforme de l’épreuve.

En première année, nous allons donc travailler :

la compréhension d’une question ;
la recherche d’idées ;
la problématisation ;
la formulation d’une opinion ;
l’utilisation d’exemples culturels ;
la progression argumentative ;
la nuance ;
la rédaction d’un essai complet.

À l’examen, l’essai représente 10 points sur 20 : le candidat choisit entre deux sujets et doit argumenter en utilisant le corpus, ses connaissances et les références acquises pendant sa formation.

6. Travailler l’écriture régulièrement, et pas seulement les devoirs longs

C’est un point assez fort du nouveau référentiel : les étudiants doivent écrire très régulièrement toutes sortes de textes, de différentes longueurs.

Nous allons donc travailler les points suivants :

paragraphes argumentés ;
réponses développées ;
reformulations ;
résumés ;
écriture personnelle ;
écriture créative ;
transformation d’un propos oral en écrit ;
amélioration et réécriture d’un premier jet ;
écriture collaborative.

Le texte officiel préconise des productions écrites « très régulières », personnelles ou collaboratives, argumentatives ou créatives.

7. Maîtriser les « écrits de travail »

C’est une compétence à part entière dans le référentiel.

Il faut apprendre à :

prendre des notes ;
extraire rapidement l’essentiel d’un texte ;
restituer l’essentiel d’un discours entendu ;
organiser des informations ;
élaborer un brouillon ;
construire un plan ;
préparer une intervention orale ;
conserver des traces de lectures et de références.

8. S’exprimer oralement en continu

C’est un objectif prioritaire au même titre que les compétences à l’écrit.

L’étudiant doit apprendre à :

présenter clairement une idée ;
construire une intervention ;
restituer une lecture ;
présenter une recherche ;
faire un exposé ;
présenter un projet ;
parler sans lire intégralement un texte rédigé ;
adapter son niveau de langue ;
maîtriser sa voix et son débit ;
utiliser éventuellement des supports.

Le référentiel recommande que cet exercice soit « le plus fréquent possible ». Il cite même explicitement les entraînements aux soutenances de rapports de stage.

9. S’exprimer oralement en interaction

Il ne suffit donc pas de faire des exposés.

Les étudiants doivent également apprendre à :

écouter véritablement leurs interlocuteurs ;
prendre en compte l’argument d’un autre ;
rebondir sur une intervention ;
exprimer un accord ;
formuler un désaccord ;
apporter une objection ;
justifier une position ;
nuancer son jugement ;
participer à un débat.

C’est évidemment une compétence particulièrement intéressante en BTS Tourisme, compte tenu de l’importance professionnelle de la communication avec des clients, partenaires et collègues. Le référentiel demande précisément de savoir « présenter, étayer et nuancer une opinion personnelle ».

10. Consolider la maîtrise de la langue

L’orthographe et la grammaire font pleinement partie du programme de BTS.

Doivent donc être travaillés régulièrement les points suivants :

orthographe lexicale ;
orthographe grammaticale ;
syntaxe ;
ponctuation ;
lexique ;
précision du vocabulaire ;
construction des phrases ;
cohésion du texte ;
niveaux de langue ;
différences entre langue orale et langue écrite.

Il faut donc consacrer pendant la formation des temps réguliers, même brefs, de réflexion linguistique et grammaticale (notamment à partir des erreurs relevées dans les productions des étudiants).

11. Apprendre à réviser et améliorer ses propres productions

C’est une orientation pédagogique importante !

L’étudiant doit devenir capable de :

relire son texte ;
identifier ses erreurs ;
corriger l’orthographe et la syntaxe ;
améliorer son vocabulaire ;
supprimer les répétitions ;
clarifier une formulation ;
améliorer l’organisation argumentative ;
réécrire un passage insuffisant.

Autrement dit, le processus d’écriture compte autant que le produit final : premier jet → relecture → correction → amélioration → version finale.

12. Mobiliser personnellement une culture acquise

Il ne suffit pas que l’étudiant ait « vu » des œuvres ou des documents : il doit être capable de les réutiliser.

En cours, vous allez donc vous entraîner à :

mémoriser des références ;
les classer par thèmes ;
établir des liens entre elles ;
les convoquer spontanément dans une argumentation ;
utiliser une œuvre, un film, un texte, une actualité ou une expérience culturelle pour enrichir une réflexion.

C’est une compétence explicitement intitulée dans le référentiel : « Mobiliser de manière personnelle une culture commune ».

13. Former le jugement critique

C’est l’un des fils directeurs de l’année.

Les étudiants doivent progressivement savoir :

distinguer information, opinion et argument ;
évaluer la pertinence d’un argument ;
questionner une source ;
identifier un point de vue ;
confronter plusieurs positions ;
éviter les jugements simplistes ;
construire un jugement personnel ;
accepter la complexité d’une question ;
argumenter sans caricaturer le point de vue adverse.

L’objectif terminal est bien l’acquisition d’une « posture critique, propice à la nuance et à la réflexion ».

14. Relier la CGE au monde professionnel du tourisme

En cours, j’établirai le plus souvent possibles des liens entre la CGE et les enseignements professionnels de la section.

Seront donc privilégiés des objets permettant de croiser culture générale et tourisme : voyage et découverte de l’autre ; tourisme de masse ; patrimoine ; représentations de l’ailleurs ; exotisme ; mobilité ; environnement ; surtourisme ; voyage responsable ; rencontre interculturelle ; photographie touristique ; réseaux sociaux et représentation des destinations ; mémoire et patrimoine ; musées ; hospitalité ; mondialisation des pratiques touristiques, etc.

15. Préparer dès la première année aux cinq capacités terminales de l’examen

Au terme de la formation, l’étudiant doit être capable de :

comprendre, interpréter et apprécier des textes de nature variée ;
établir des liens entre ses connaissances et un texte nouveau ;
rendre compte de la culture acquise pendant sa formation ;
raisonner, argumenter et exprimer une opinion nuancée ;
formuler ses idées avec clarté et précision.