A propos de l'auteur

Aux éditions Gallimard, collection Folio.

Œuvre présentée par Sophie et Marc :

Etude du Horla par Sophie :

Résumé du livre

Ce livre contient trois versions du Horla : (Lettre d’un fou) qui adopte la forme épistolaire : l’auteur de la lettre s’adresse à un médecin pour lui faire part de ses inquiétudes, (le Horla, première version) dont le malade est décrit à la troisième personne du singulier avant même que celui-ci ne prenne la parole, ainsi que (le Horla, deuxième version).

Dans cette version le narrateur, le narrateur qui souffrait de troubles mentaux, raconte sa folie et la terreur qu’il subissait. Le conte se présente sous la forme d’un journal intime écrit à la première personne du singulier, celui d’un homme hanté par son double, invisible, un être surnaturel qui agit à son insu ; le Horla , dont il perçoit chaque jour la présence de plus en plus obsédante. Cette folie le conduira à de nombreuses actions insensées, lui-même ne comprend pas ce qui lui arrive. Il en viendra même à mettre le feu à sa maison afin de se débarrasser de son double et laissera brûler vif ses domestiques.
Le héros habite dans un château au bord de la Seine mais il va de temps en temps à Paris ou Rouen pour se distraire.
Le conte se passe en mai-juin-juillet et septembre, l’intrigue dure donc environ quatre mois.
Continuellement le héros essaye de se délivrer de l’emprise du Horla. Le 10 juillet le narrateur se livre à une expérience effrayante pour cause des questions qu’il se pose. Il donne l’impression que les phénomènes sont bien réels. Il croit à la présence d’une autre personne invisible qui le tourmente et le poursuit, l’angoisse modifie peu à peu son aspect physique. Du 3 au 10 juillet, les notations dans le journal nous révèle que les temps morts où l’écriture ralentie sa frénésie, cela nous démontre une accalmie de son esprit. A la fin de cette version, le narrateur ne voit qu’une issue possible, le suicide qui serait une sorte de délivrance de cet être surnaturel pour lui. L’auteur le précise dans les dernières lignes de ce conte.

Citation :

"Je devinais le travail torturant de sa pensée" ( p.48 ) Cette citation nous montre que le narrateur s’intéresse de plus en plus à l’expérience de sa cousine.

Mon avis personnel :

Je trouve ce livre très agréable, surtout la deuxième version du Horla qui est présentée sous forme de journal intime du narrateur, car celui-ci nous décrit son univers et sa folie ; je trouve que Maupassant a utilisé beaucoup de suspense pour rendre la lecture plus angoissante et stimulante pour la suite de la lecture. Au début du conte l’on voit que c’est un homme qui est attaché à ses racines et à sa culture et qu’il parle de la Seine qui se trouve près de sa demeure comme un rêve, qui malheureusement tournera au cauchemar ! Ce livre m’a plu sincèrement car aussi les scènes étaient bien décrites.

Questionnaire de Lecture et ses réponses :

1°-A quoi voit-on que la troisième version du Horla est un journal intime ? On le voit car elle est écrite à la première personne du singulier et le narrateur est l’auteur même qui lui aussi souffrait de troubles mentaux.

2°-De quel registre le Horla fait-il parti ? Il fait parti du registre fantastique car il fait référence à un être surnaturel et invisible.

3°-Que signifie le terme "fantastique" dans ce récit ? Il signifie "apparition", d’où "imagination, image qui s’offre à l’esprit", et il est également donné au français "fantaisie", "fantôme"...

4°-Citez quelques points communs qui unissent ces trois versions ? Les points communs sont : la caractérisation du narrateur et de l’espace dans lequel il vit, mais aussi au personnel qui l’entoure, qu’il s’agisse de ses domestiques ou des médecins à qui il finit par s’adresser.

5°-A qui s’adresse l’auteur dans la première version (Lettre d’un fou) ? Elle s’adresse à un médecin pour lui faire part de ses inquiétudes.

6°-Sur quelle durée s’étend la partie de journal que l’on peut lire dans la troisième version du Horla ? Elle s’étend environ sur quatre mois, mai-juin-juillet et septembre.

7°-Que signifie le titre "le Horla" ? Le Horla est une créature monstrueuse issue des ténèbres, un spectre qui agit par vampirisme, suggestion, magnétisme.

8°-Qui est le héros de l’histoire ? Le héros de l’histoire est un jeune officier de 26 ans qui est incrédule, insouciant et provocateur.

9°-A quel temps l’auteur écrit-il le plus souvent ? Il écrit le plus souvent au présent.

10°-Où se situe essentiellement l’action dans le récit ? Elle se situe essentiellement près de Rouen.

Table des matières

Les trois versions du Horla

Lettre d’un fou ( 1885)

Le Horla (première version, 1886)

Le Horla ( 1887)

Dossier : Du tableau au texte

Analyse d’Autoportrait au miroir de Spilliaert

Le texte en perspective :

Mouvement littéraire : Entre réalisme et naturalisme

Genre et registre : La nouvelle fantastique

L’écrivain à sa table de travail : Comparaison entre les trois versions du Horla

Groupement de textes : Le successeur de l’homme

Chronologie : Maupassant et son temps

Éléments pour une fiche de lecture


Etude du HORLA par Marc :

INTRODUCTION :

Le livre est composé de 3 versions : 1) Lettre d’un fou (1885)

2) Le Horla ( première version, 1886)

3) Le Horla (1887)

- Genre de l’œuvre : Oeuvre classée dans le genre du fantastique
Thème de l’ouvrage : la rencontre de l’invisible

Cet ouvrage certes fantastique du Horla peut être simplement associé au récit d’un homme malade rongé par l’existence d’un être invisible mais on peut tout aussi bien établir un lien entre ce récit et la vie de son auteur ; en effet Maupassant était lui-même sujet à des hallucinations et par la suite finira fou.
On peut donc penser que c’est pour cette raison que l’auteur peut décrire avec autant d’exactitude l’angoisse du personnage qui est en fait le narrateur de ce récit. Et c’est probablement aussi pour cette raison que l’auteur à réécrit trois fois la même scène.

RESUME et ETUDE DU PERSONNAGE PRINCIPAL

Dans la dernière version de 1887 le récit est présenté sous la forme d’un journal intime ,on peut remarquer que cette version la plus détaillée est la plus complète. C’est pourquoi il est plus judicieux d’étudier cette même version plutôt que les précédentes.

L’histoire de cet ouvrage est celle d’un homme de quarante-deux ans qui vivait dans une demeure se situant au bord de la Seine.
Un jour sans raison apparente il fut pris d’étranges sensations et de malaises qui laissèrent penser à cet homme qu’il n’était pas seul, qu’on le suivait quoi qu’il fasse, qu’il était pourchassé par un être qu’il ne pouvait voir.
Le narrateur nous décrit son angoisse et l’instabilité du fonctionnement de ses sens. Un jour il s’endormit en laissant près de son lit une carafe remplie d’eau.
A son réveil qu’elle ne fut pas sa surprise lorsqu’il la trouva vide, persuadé que personne n’avait pu pénétrer dans sa chambre.

Pensant être fou, l’homme décide de fuir vers le Mont-Saint-Michel où il visita le monument médiéval et parla avec un moine de l’existence des choses invisibles.
Pensant être guérit, il retourne chez lui, mais très rapidement sa "folie" le reprend. Ne sachant plus quoi penser l’homme décida donc de mener des expériences : la nuit avant de se coucher, il place divers aliments à coté de son lit (du lait, de l’eau, du pain, du vin et enfin des fraises) à son réveil , les aliments qui le dégouttaient n’étaient plus à côté de son lit, il aboutit donc à la conclusion effrayante que quelqu’un était présent dans sa chambre chaque nuit et que cette personne buvait son eau et mangeait les aliments qui le dégouttaient le plus.

Plus tard, il se rend à Paris où il reste trois semaines, dans cette même ville il assiste à une séance d’hypnotisme qui rend ses pensées confuses tout en alimentant la question que son esprit se pose sans arrêt : L’invisible pourrait-il exister ?
Un beau jour de printemps lorsque l’homme se promène dans le jardin de sa demeure il voit devant lui une rose se casser s’élever en l’air, alors rentré chez lui angoissé par ce qu’il vient de voir, il s’assoit dans un fauteuil pour réfléchir. C’est alors qu’il voit une page de son livre qu’il avait auparavant posé, se tourner comme si une personne était là en train de lire sans pour autant pouvoir la distinguer.

Maintenant, l’homme en est sûr, un être invisible est à quelques pas de lui, l’envahissant de sa présence pesante ; il baptisa cet être "le horla".
Après de multiples tentatives il finit par le voir lorsqu’un soir il se retourne vers son miroir comme il avait l’habitude de faire, sauf que cette fois il fut surpris de ne pas voir son reflet, celui-ci avait disparu.....
Puis lentement il réapparut comme si quelque chose était passé devant lui...

Il l’avait donc vu, cet être si envahissant qui lui détruisait sa vie.
On a pus remarquer dans le récit que les domestiques du personnage principal sont eux aussi atteints par la même folie que lui ce qui nous laissent penser que cette "folie" est extrêmement contagieuse.

Le personnage principal se met à réfléchir sur un sujet que l’humanité redoute : existe-t-il un être plus perfectionné que l’homme, serait-il son successeur ?
Le narrateur répond à ce sujet par l’existence du "horla".
Plus tard le personnage apprend que la province de Sào Paulo au Brésil est touchée par une épidémie de folie dont les symptômes sont semblables à ceux qu’il possède.

Il se souvient alors que juste avant que sa folie le prenne, il avait vu passer sur la Seine un bateau brésilien.
Pour en finir avec sa folie le personnage décide de tuer le "horla" par le feu : il l’enferme dans sa chambre et met le feu à sa demeure tout en observant l’incendie depuis son jardin.
Tout à coup il entend des cris qui lui rappelle qu’il avait laissé ses serviteurs dans sa demeure…
Il se pose alors la question si le "horla" aurait pus échaper à une mort si certaine pour un homme.

Il pris alors conscience que cet être invisible qu’il nommait "le horla" faisait partie intégrante de son esprit et de son corps.

LES TEMPS DU RECIT :

Extrait (4e paragraphe page 64) :

"Je me dressai, les mains tendues, en me tournant si vite que je faillis tomber. Eh bien ?... on y voyait comme en plein jour, et je ne me vis pas dans ma glace !... Elle était vide, claire, profonde, pleine de lumière ! Mon image n’était pas dedans... et j’étais en face, moi ! Je voyais le grand verre limpide du haut en bas. Et je regardais cela avec des yeux affolés ; et je n’osais plus avancer, je n’osais plus faire un mouvement, sentant bien pourtant qu’il était là, mais qu’il osait encore, lui dont le corps imperceptible avait dévoré mon reflet."

J’ai choisit cet extrait car il particulièrement représentatif des temps utilisés dans l’œuvre et du style qu’utilise l’auteur pour décrire les sentiments du personnage principal.

On peut remarquer dans cet extrait et plus généralement dans l’intégralité du livre que le récit est écrit majoritairement à l’imparfait (était, regardais, osais, voyait...).

Il y a cependant quelques emplois du passé simple dans ce livre mais la supériorité de l’imparfait se fait ressentir puisque ce temps est souvent utilisé dans par les écrivains pour écrire des oeuvres fantastiques, ici l’imparfait a deux valeurs ; une valeur durative et une valeur descriptive.

AVIS PERSONNEL :

Un livre plus qu’ intéressant qui doit cet effet à son sujet : la perception de l’imperceptible. Un sujet plus que difficile à traiter pour l’auteur car il s’agit de décrire l’invisible !
Dans la ligné du célèbre Dr Jeckyl et Mister Hide ce livre satisfera les amateurs de fantastique
Un livre court mais sensationnel car au fil de l’histoire on est plongé dans l’angoisse du personnage allant même jusqu’a s’identifier à lui.
Ce livre m’a fait réfléchir sur l’existence de l’humanité et les êtres qui succéderont à la race humaine.
Profondément touché par l’angoisse ressentie par le personnage du livre, j’ai vite été séduit par cette oeuvre.
Et je la recommande vivement à ceux qui s’interrogent sur l’existence du monde qui nous entoure.

Questionnaire de Lecture :

1) Quel est le genre de l’ oeuvre ?

-Cette oeuvre est classée dans le genre du fantastique.

2) Quel est le sujet de cette oeuvre ?

-Le sujet de cette oeuvre est : L’existence de l’ invisible.

3) Quel est le lieu principal dans lequel ce passe l’ histoire ?

- Le lieu principal est la demeure du personnage principal.

4) Quels champs lexicaux retrouve-t on dans cette œuvre ?

-  On retrouve souvent le champ lexical de la Perception (claire,voir,lire,regarder,yeux,apercevoir,distinguer).

- Le champ lexical de l’ angoisse et de l’ effroi : (dévorer, Comme j’ eus peur !, pouvante, frissonner )

5) Sous quelle forme est prsentée la première version du Horla ?

- La première version du Horla est prsentée sous forme d’ une lettre du personnage principal adressée a un médecin. D’ou le titre Lettre d’un fou.

6) A quel temps le texte est t-il majoritairement écrit ?

-  Le texte est principalement écrit à l’imparfait.

7) Qui est le Horla ?

-  Le personnage principal est poursuivit par un être invisible qu’il nomme : le Horla.

8) Quels autres personnages sont impliqués dans l’histoire ?

-  Les domestiques du personnage principal sont particulièrement impliqués car ils ont été « contaminés » par celui-ci.

9) Comment est désigné le personnage principal dans l’œuvre ?

- Le personnage principal étant le narrateur de l’histoire, il est désigné par "je" dans le récit et plus particulièrement dans la dernière version du Horla qui a une structure semblable à celle d’un journal intime.

10) Le personnage est t-il impuissant face à sa maladie ?

-  Il l’ est totalement car malgré les voyages qu’il effectue pour se détendre à son retour chez lui sa maladie réapparaît.

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Forum

  • Le Horla de Guy de Maupassant

    7 novembre 2008, par Marie

    J’ai lu tout votre résumé et je trouve qu’il est très bien expliqué. J’ai lu le Horla et comme je n’ai que 13 ans je n’ai pas compris quelques passages de l’histoire. Avec votre résumé tout est clair maintenant. J’avais lu « le Horla » version 3. Merci de m’avoir aidé à mieu comprendre ce livre qui est très interessant.

  • Le Horla de Guy de Maupassant

    17 octobre 2010, par ashley

    merci pour cotre résumé j’ai bien compris l’histoire

  • Le Horla de Guy de Maupassant

    2 novembre 2010

    Merci beaucoup pour ce résumé j’ai lu le livre et je n’avais pas vraiment compris maintenant j’ai tout compris j’espere avoir une bonne note à mon controle :) Merci encore !

  • Le Horla de Guy de Maupassant

    14 décembre 2010, par Souma

    C’est vraiment un résumé excellent, ça m’a beaucoup aidé pour bien comprendre cette œuvre, mais la question qui se pose, pourquoi est ce que Maupassant a réécrit son texte ? et à chaque fois il l’écrit de manière différente . Merci

  • Le Horla de Guy de Maupassant

    2 novembre 2013, par Manon

    Merci beaucoup pour ce résumé, il m’a sauvé ! J’ai 13 ans, en 4° et pendant ces vacances de la Toussaint, la prof de français nous a donné à lire le Horla, de Librio.On sera en plus interrogés à la rentrée (c’est à dire dans 2 jours, on est samedi 2 nov), sur ce récit.Alors j’ai eu le temps de le lire, je viens tout juste de le finir ce matin, mais le texte, le vocabulaire etc est assez soutenu, je n’avais pas tout compris :/ Mais grâce à vous, j’ai tout saisi ! Merci ;)

  • Le Horla de Guy de Maupassant

    28 décembre 2013, par Mohammed

    j’ai lu votre intéressant résumé qui m’a amené dans un tour dans ce livre (LE HORLA) que j’ai bien apprécier et d’avoir compris des passages ou le narrateur a effectué le registre soutenu . Et merci.